Quelle démarche pour s’expatrier au Québec ?

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Le Canada est réputé pour être un foyer d’immigrants. Une croissance économique attrayante, un pays de grands espaces et une qualité de vie reconnue, le Canada est toujours un rêve. Vous souhaitez visiter, étudier, travailler ou résider au Canada ? Quelles sont les procédures d’immigration, les visas et les permis de travail nécessaires pour s’installer au Canada  ? Et surtout quelles sont les nouveautés pour 2020-2021 ?

Pour commencer, je voudrais souligner que nous ne sommes pas des spécialistes de l’immigration. Mais grâce à notre expérience, nous savons qu’il est difficile de trouver les premières informations sans se perdre. C’est pourquoi nous avons décidé de regrouper, dans cet article, les notions importantes à connaître, le vocabulaire principal utilisé, les différentes approches et les derniers développements qui existent pour s’installer au Canada. Un bon début pour vous éclairer sur votre rêve ou votre projet

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Quels sont les concepts importants pour s’installer au Canada ?

Je ne sais pas pourquoi vous êtes attiré par le Canada. Non doute parce que le Canada est toujours un pays qui accepte un grand nombre d’immigrants chaque année. La bonne croissance économique du pays, le vieillissement de la population et son faible taux de natalité impliquent un besoin important de main-d’œuvre extérieure. Le pays attire de nombreux étrangers par sa nature généreuse, sa qualité de vie et son accueil. Mais attention, le Canada a opté pour une immigration choisie. Le pays sélectionne des personnes dont le profil et l’expérience sont susceptibles de contribuer à l’économie canadienne. Enfin, sachez que la province de Québec sélectionne ses propres immigrants. Pour vous installer au Canada, vous devez définir votre lieu de résidence, avant de commencer les étapes d’immigration.

Mais comment se déroulent les sélections ? Les Services d’immigration du Canada et du Québec évaluent les demandes selon un système de notation objectif et précis. Les agents déterminent votre score en fonction des études, de l’expérience professionnelle, de la profession, de l’âge, des enfants, des compétences linguistiques… Avertissement : il n’est pas recommandé de se rendre directement au pays pour chercher du travail . La première chose que les employeurs vous demanderont sera votre permis de travail. Et travailler sans permis de travail est illégal. Vous devez d’abord prendre les mesures nécessaires. C’est pourquoi il est préférable de connaître vos objectifs.

Quels sont vos objectifs ?

Avant de décider de s’installer au Canada, la toute première question à se poser est la suivante : que voulez-vous faire au Canada ? Voyager et visiter le pays, travailler temporairement, étudier ou s’installer définitivement dans le pays. Pour chaque objectif, l’approche administrative est différente. Pour vous aider, le gouvernement du Canada vous propose de tester votre admissibilité. Mais voici les notions à connaître avant d’aller plus loin.

En déplacement : VRT ou AVE

Même pour voyager temporairement au Canada, un visa de résident temporaire est requis. Toutefois, certains pays sont exemptés de l’obligation de visa. Pour les personnes de ces pays, uniquement une autorisation de voyage électronique (AVE) = autorisation de voyage électronique est requise. C’est notamment le cas des Français, des Belges et des Suisses. L’AVE doit être effectuée en ligne. Il est payé (7$ CA), lié à votre passeport et valide pendant 5 ans. Attention  : assurez-vous d’être sur le site officiel du CIC et ne payez pas plus que le prix officiel. En revanche, cette approche n’est valable que pour les voyages. La durée maximale du séjour est de 6 mois sur le territoire. Vous n’avez pas le droit d’étudier ou de travailler. Pour en savoir plus : CIC/Visiter le Canada

N’hésitez pas à découvrir nos Road Trips au Canada et au Québec. Par exemple, notre voyage en Gaspésie et au Saguenay Lac Saint-Jean vous donnera un aperçu des merveilles à découvrir dans ce pays.

Étude : PE

Ceux qui envisagent d’étudier au Canada doivent obtenir un protocole d’entente = permis d’études. Ce permis doit être accepté, avant la demande, par un établissement au Canada. Il sera également nécessaires pour prouver que vous pouvez subvenir financièrement à vos besoins pendant toute la durée de vos études (certificat de banque, relevé de compte…). Ce montant peut être élevé : environ 10 000$ CA, plus les frais de scolarité, par année d’études. Si l’étudiant étranger a besoin d’un revenu pendant ses études, il est possible de travailler à temps partiel (20h/semaine maximum). Cela sans nécessairement avoir à obtenir un permis de travail supplémentaire. Toutefois, certaines exigences doivent être respectées. De plus, si le programme d’études nécessite un stage obligatoire en entreprise, il sera nécessaire de demander un permis de travail. Pour en savoir plus : CIC/Étudier au Canada

Toutefois, pour étudier dans la province de Québec, vous devez d’abord obtenir un CAQ pour les études (voir ci-dessous).

Voyager et travailler : PVT

Véritable opportunité de découvrir le pays pendant 2 ans, tout en acquérant une expérience professionnelle : le programme PVT = Work Holiday Program. Chaque année, il séduit de nombreux jeunes entre les 18 et 35 ans. Là encore, tout n’est pas rose : il faut attendre l’ouverture des candidatures (pools) et les PVT sont attribués par tirage au sort. De plus, des conditions sont nécessaires. En savoir plus : CIC/PVT et PVT

Travail : Permis de travail

Enfin, pour travailler au Canada , même temporairement, un permis de travail est obligatoire. Il existe deux types de permis :

  • PTO = Permis de travail fermé : il est lié à un seul employeur. Par conséquent, vous ne pourrez pas travailler pour un autre employeur. Il faut trouver un employeur avant d’entreprendre le processus administratif pour l’obtenir. Il existe différents types de permis fermés. Le permis fermé sans ou avec LMIS = étude d’impact sur le marché du travail. L’employeur doit demander un LMIT qui doit être favorable. Cela signifie qu’il faut embaucher un travailleur étranger pour effectuer le travail et/ou qu’aucun travailleur canadien n’est disponible pour le faire. Et aussi le permis Jeunes Professionnels, Stage Co-op International et Mobilité francophone.
  • PTE = Open Work Permit  : il n’est pas lié à un employeur. Vous pourrez donc changer d’employeur sans prendre de mesures supplémentaires. Ici aussi, il existe différents types de permis ouverts. Le PVT, le permis de travail ouvert pour les conjoints d’étudiants, de PVT ou de travailleurs qualifiés et le permis de travail post-diplôme.

Pour en savoir plus : CIC/Travailler au Canada

S’installer au Canada de façon permanente : RP

Après un PVT, une première expérience professionnelle ou directement depuis votre pays d’origine, vous devez demander un RP = résidence permanente pour pouvoir vous installer au Canada . Ce statut est valable 5 ans et renouvelable. Le processus est long et fastidieux. Mais ce statut est le plus sûr. Il donne accès aux mêmes droits que les Canadiens, à l’exception du droit de vote, réservés aux citoyens canadiens : permis de travail ouverts, assurance maladie (RAMQ), allocations…

Plusieurs programmes existent : travailleurs qualifiés, travailleurs indépendants les travailleurs, les gens d’affaires (entreprises et investisseurs), les réfugiés et le regroupement familial avec parrainage. Sans oublier le programme lié à l’expérience canadienne.

Depuis 2015, CIC = Citoyenneté et Immigration Canada a lancé un nouveau système électronique appelé EE = Entrée express. Ce modèle de sélection, qui n’est valable qu’à l’extérieur du Québec, concerne les travailleurs qualifiés, les métiers spécialisés et les personnes ayant acquis de l’expérience en tant que travailleur qualifié au Canada. Le PCP = Provincial Nominee Program est un programme mis en œuvre par les provinces canadiennes hors Québec qui souhaitent sélectionner une partie de leurs résidents permanents. Il y aura ensuite l’étape provinciale, puis la phase fédérale. Pour plus d’informations : CIC/Résidence permanente

Quoi de neuf en 2021 pour s’installer au Canada

Ottawa a décidé d’assouplir de façon inattendue les règles d’acceptation de près de 30 000 immigrants qualifiés déjà en Le Canada , pour la plupart. Le Canada cherche à compenser une partie de la forte baisse de l’immigration en 2020. Il cible principalement les personnes déjà présentes sur place, afin de se conformer aux restrictions de voyage liées à la COVID-19.

Le ministère fédéral de l’Immigration a largement ouvert les portes de son système de tirage au sort, appelé Entrée express, en réduisant le score minimum requis par son système de notation. Ce système exige que les immigrants qualifiés obtiennent, pour être éligibles au tirage au sort, un certain score minimum établi en fonction de leur situation personnelle, de leur scolarité et de leurs compétences. Le ministère de l’Immigration a précisé que la mesure ne s’applique qu’à la catégorie « Expérience canadienne  » du système Entrée express. Les immigrants admissibles à ce groupe doivent avoir au moins un an d’expérience professionnelle au Canada et avoir déjà payé des impôts au Canada. Il est à noter que cette mesure ne s’applique pas aux personnes qui souhaitent obtenir le statut d’immigrant permanent au Québec. En effet, la province gère son propre système et n’a pas suivi l’exemple d’Ottawa.

Le Québec et ses spécificités

Présélection par la province

Comme je vous l’ai dit plus haut, le Québec sélectionne systématiquement ses immigrants. Il a conclu un accord spécial avec le gouvernement du Canada. Par conséquent, pour s’installer au Canada, dans la province de Québec, il est nécessaire d’effectuer les démarches directement auprès du MIFI = Ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration du Québec.

Étudiants au Québec

Si vous souhaitez étudier au Québec, vous devez obtenir le CAQ = Certificat d’acceptation du Québec. Il est obligatoire pour un programme de formation de 6 mois. Pour postuler, vous devez d’abord être admis ou inscrit dans un établissement d’enseignement désigné, c’est-à-dire reconnu par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur ou un autre ministère du Québec. Une fois le QAC obtenu, il sera nécessaire pour obtenir le protocole d’entente du gouvernement du Canada.

Il est important de savoir que dans ce cas, le conjoint de fait peut obtenir un permis de travail ouvert . C’est pour cette raison que certaines familles choisissent cette voie pour venir au Canada. Mais avec cette option, vous devez faire attention à votre budget, surtout si vous avez des enfants. Les étudiants ne peuvent travailler que 20 heures par semaine et le salaire du couple est parfois insuffisant pour subvenir aux besoins de toute la famille. En savoir plus : MIFI/CAQ

Travailleurs au Québec

Deux programmes existent pour travailler au Québec :

  • Le certificat de sélection CSQ = Québec est un document officiel émis par le gouvernement du Québec qui prouve que vous avez été sélectionné pour immigrer au Québec de façon permanente, en tant que travailleur qualifié, investisseur, entrepreneur ou réfugié. Il atteste que vous répondez aux besoins du marché du travail québécois.
  • Le PEQ = Quebec Experience Program est un programme accéléré qui vous permet d’obtenir le CSQ plus rapidement. Il est destiné aux travailleurs temporaires qui ont travaillé au Québec. Il profite également aux étudiants étrangers diplômés du Québec (ou en voie de devenir). Bon nombre d’entre eux postulent après leurs études au Québec ou après un PVT et une expérience de travail à temps plein.

De plus en plus de jeunes viennent au PVT ou les familles décident de reprendre des études au Québec afin de s’installer par la suite. Avant 2019, après 12 mois de travail à temps plein ou un diplôme obtenu au Québec, on pouvait postuler à un CSQ par le biais d’un PEQ (Quebec Experience Program). Attention : le gouvernement a modifié les critères de sélection. Vous devez donc être conscient que les règles d’immigration peuvent changer au cours du projet et remettre en question votre nouvelle vie et tous vos investissements (voir l’actualité ci-dessous).

Une fois la CSQ obtenue, le candidat à l’immigration se tourne vers Citoyenneté et Immigration Canada pour obtenir son visa de résident permanent . Et les délais sont parfois très longs, surtout pour les immigrants déjà au Québec (jusqu’à 24 mois).

Le système de déclaration d’intérêt

Depuis le 2 août 2018, le RIQ = Règlement sur l’immigration au Québec est entré en vigueur. Son objectif est « d’améliorer l’action québécoise en matière d’immigration et de promouvoir la pleine participation des immigrants au développement du Québec et de ses régions ». Il implique plusieurs changements, dont le plus important est le système de déclaration d’intérêt. En savoir plus : MIFI/RIQ

Le PRTQ = Programme régulier des travailleurs qualifiés du Québec met fin à la politique du premier arrivé, premier servi. Il repose sur un système de déclaration d’intérêt qui permet de gérer les demandes en fonction des besoins économiques et régionaux de la province. Cette déclaration est faite en ligne, sur le portail ARRIMA.

Les services de l’immigration québécoise déterminent 2 groupes :

  • candidats éligibles qui vivent au Québec et répondent à des critères spécifiques ou ont une offre d’emploi dans la province.
  • les candidats qui vivent à l’extérieur du Québec.

Dans chaque groupe, le département classe les candidats en fonction de la note obtenue. Le calcul inclut divers facteurs : l’âge, les compétences linguistiques en anglais ou en français, les études et l’expérience professionnelle au Canada ou aux États-Unis. Une fois invités à présenter une demande de CSQ, les candidats devront atteindre le seuil d’élimination des facteurs d’aptitude à l’emploi (employabilité). Et fournissez tous les documents de justification nécessaires.

À ce jour, cette plateforme n’est pas un succès. En octobre 2020, le gouvernement du Québec a retenu — 1,5 % des 160 000 déclarations d’intérêt déposées par des étrangers souhaitant s’établir au Québec.

Les métiers réglementés au Québec

Pour finir sur le Québec, il faut savoir que de nombreux métiers sont réglementés au Québec. Incapable de travailler dans la province sans avoir pris certaines mesures pour obtenir le droit de pratiquer. Et souvent, cela implique de reprendre de longues études, de prendre des mesures de plusieurs années avant de pouvoir exercer votre profession initiale ou de reprendre des examens. Ces étapes peuvent être effectuées depuis le pays d’origine ou sur place. En savoir plus : MIFI/professions réglementées

Réduction des quotas au Québec en 2019

L’immigration est un sujet brûlant au Québec. Chaque année, le Canada accueille plus de 300 000 immigrants. En ce qui concerne la province de Québec, le quota annuel est de 50 000 . Mais le nouveau gouvernement du Québec, élu en octobre 2018, et son premier ministre François Legault, ont promis une baisse de ce nombre à 40 000. La loi n° 9 adoptée le 20 juin 2019 annonce cette réduction des quotas, dans le but de mettre en place des actions concrètes pour mieux accueillir les nouveaux arrivants et assurer une meilleure intégration.

Mais il a également approuvé l’annulation des 18 000 demandes d’immigration en attente . Ce qui a évidemment provoqué une forte réactions. Cela toucherait plus de 50 000 personnes, dont certaines se sont déjà installées au Québec. La Cour supérieure a pu forcer le traitement des dossiers à titre prioritaire pour les personnes déjà au Québec depuis quelques mois. En fin de compte, de nombreuses demandes ont été annulées carrément, avec remboursement des candidats.

Modification des règles du PEQ en 2020

Le 30 octobre 2019, le gouvernement a annoncé sa réforme du PEQ. Les règles sont en train de changer pour les étudiants et les travailleurs étrangers temporaires au Québec. Les restrictions sont drastiques. Vous devez figurer sur la liste des domaines d’études et des professions admissibles pour pouvoir postuler à un CSQ. Aucune possibilité pour les autres, même pour les immigrés déjà sur place. En revanche, les quotas augmenteront à partir de 2020. Face à la consternée des immigrés, des universités et des entreprises, le gouvernement retire sa réforme 8 jours plus tard et indique qu’il va la revoir.

C’est le 22 juillet 2020 que la nouvelle réforme du Le PEQ est adopté. Les modifications apportées au PEQ visent à promouvoir l’établissement durable des personnes qui sont au Québec en tant que résidents temporaires, mais aussi à reconnaître la contribution économique, sociale et culturelle des étudiants et des travailleurs étrangers à notre société. Les expériences de travail nécessaires pour avoir droit au PEQ sont prolongées et tous les métiers ne sont pas éligibles. Il devient donc plus difficile de bénéficier de ce programme avec un visa temporaire. Une fois de plus, je prends la liberté d’avertir les personnes qui préparent des projets d’immigration permanente, en tant que famille, avec des visas temporaires. En savoir plus : Réforme du PEQ

2021 : rééquilibrage des quotas suite au Covid

COVID a entraîné une baisse des admissions : 60 à 70% des admissions ont été réalisées par rapport aux objectifs. Le Plan d’immigration du Québec pour 2021 visera un niveau d’immigration permanente de 44 500 à 47 500 personnes. Un rééquilibrage est prévu avec l’admission de 7 000 personnes supplémentaires Le , ce qui représente le report de certaines des admissions non achevées en 2020 en raison de la crise sanitaire. L’immigration économique devrait représenter 62 % de l’ensemble de l’immigration en 2021. Mais pour cela, les mesures sanitaires liées au COVID devraient le permettre.

En mars, trois nouveaux projets pilotes ont été annoncés. Ces programmes visent à recruter davantage d’immigrants dans des domaines qui sont actuellement très demandés au Québec : la transformation des aliments, la santé (assistants bénéficiaires) et l’intelligence artificielle, les technologies de l’information et les effets visuels. Chaque projet pilote permettra de sélectionner jusqu’à 550 immigrants par an. Les membres de la famille pourront également recevoir des certificats de sélection du Québec (CSQ) en même temps. En savoir plus : Nouvelles de la CSQ

Notre expérience : le statut de résident permanent depuis la France

Notre projet de vivre au Canada remonte à 1998. Nous nous sommes lancés dans les procédures d’immigration en 2014, avec une demande de résidence permanente depuis la France, sans emploi condition préalable de l’offre. Nous étions dans les derniers dossiers papier, avant l’implémentation de la plateforme Arrima. Nous avons obtenu notre CSQ en 2016, puis notre CRP = Confirmation de résidence permanente en 2017. Et oui, c’est long, très long. Aujourd’hui, le processus d’immigration pour s’installer au Canada a changé. Au Québec, la majorité des CQ ont été attribués à des étrangers titulaires de permis temporaires déjà présents sur le territoire (PEQ, jeunes diplômés, PTF et PTO). Désormais, un rééquilibrage est souhaité avec la réforme du PEQ. De plus, la priorité sera accordée aux immigrants ayant des métiers en demande, un établissement en région, à l’extérieur de Montréal, et une maîtrise des deux langues officielles : le français et l’anglais. Il est donc de plus en plus difficile d’obtenir votre CSQ et votre RP.

Nos petits conseils pour s’installer au Canada

Voici quelques conseils, sans prétention, tirés de notre expérience :

  • Partez en voyage exploratoire pour connaître le pays et ses spécificités. Il est important de découvrir la vie au Canada, le marché du travail, les conditions météorologiques… avant de se lancer dans un changement de vie.
  • Déterminez vos motivations avec précision. Tout ne sera pas facile. Mais si vos motivations sont claires et fortes, elles vous aideront à faire face aux difficultés.
  • Sachez que votre processus d’immigration peut être long, voire très long. Les demandes sont très nombreuses et prolongent les délais de traitement. Et les nouvelles mesures ne feront probablement pas de miracles à court terme.
  • Explorez toutes les possibilités en fonction de votre cas. Parfois, la reprise des études peut être un moyen approprié d’obtenir la résidence permanente. Si vous avez un emploi très demandé, tel que celui de l’informatique par exemple, les employeurs peuvent prendre en charge les procédures de permis de travail fermés.
  • Si vous êtes en France, essayez les Journées du Québec : ces jours-ci réunissent des entreprises québécoises en plein essor qui cherchent à recruter des talents à l’international. Et les employeurs s’occupent du processus d’immigration à votre place. En savoir plus : Journées du Québec

Pour nous, malgré un processus d’immigration plein de difficultés, un départ de France tardif que prévu et une intégration professionnelle parfois difficile, nous aimons notre nouvelle vie ici à Montréal. Si vous souhaitez le découvrir, n’hésitez pas à consulter notre bilan après 3 ans passés à Montréal. Le Canada a beaucoup à offrir !

Conclusion pour s’installer au Canada

Désormais, les étapes pour s’installer au Canada n’ont plus de secret pour vous. Vous connaissez désormais les notions et les termes nécessaires pour comprendre les possibilités qui s’offrent à vous en fonction de votre profil et de votre projet . N’hésitez pas à consulter les sites Web du CIC et du MIFI pour connaître en détail les procédures d’immigration et les documents nécessaires. Méfiez-vous des agences qui vous promettent de recevoir des papiers : elles n’ont pas la priorité sur les demandes personnelles. Enfin, n’oubliez pas que les sites Web officiels sont les seuls à 100% sources fiables !

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