Le salaire d’une éducatrice en garderie selon l’expérience et la région

On ne choisit pas la garderie sur un coup de tête ou pour combler un vide professionnel. Travailler auprès des tout-petits, c’est s’immerger dans un univers où la patience et l’écoute deviennent des réflexes, et où chaque journée offre son lot d’imprévus. Mais avant de franchir la porte, une question taraude : à quoi ressemble vraiment la réalité du métier, entre conditions d’embauche, ambiance et fiche de paie ?

Écrit par : barby 26-12 à 14:54

Bonjour

Je viens d’obtenir un poste dans une école primaire au Québec, mais je voudrais savoir s’il est possible de travailler aussi en garderie. Peut-être que certains d’entre vous ont déjà tenté l’expérience, ou travaillent actuellement dans ce domaine et pourraient éclairer sur les démarches à suivre, si cela s’avère envisageable. Ambiance, quotidien, âge des enfants accueillis : je crois avoir lu quelque part que la garderie s’arrête à 5 ans, mais aucune certitude de mon côté.

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Écrit par : shagrine 26-12 à 15:37

salut

Peu importe la formation d’origine, toute personne peut postuler en garderie, même sans lien direct avec la petite enfance. Avec votre diplôme, décrocher un emploi en garderie ou en crèche ne devrait pas être trop compliqué. Les groupes d’enfants varient de quelques mois à environ 5 ou 6 ans. Au Québec, le ratio enfants/éducateur est particulièrement bas, bien plus qu’en France ou en Belgique : pour les enfants de 3 ans, c’est 8 par adulte, et pour ceux de 5 ans, 10 par adulte. Au Yukon, on compte 8 enfants de plus de 3 ans par éducateur, et 4 bébés seulement pour chaque adulte chargé d’eux.

Pour le salaire, préparez-vous à ce qu’il soit modeste. En garderie, la rémunération de base commence à 13,86 $/heure si votre diplôme est reconnu par le ministère des Citoyens et de l’Immigration. Les écoles offrent généralement de meilleures conditions financières.

L’ambiance dépend beaucoup du climat instauré par la direction et de l’état d’esprit des équipes. À Montréal, ce qui m’a marqué, c’est la qualité des relations : loin de la compétition, une direction efficace, et un vrai esprit d’équipe. On ne gagne pas toujours à la loterie de la bonne ambiance, mais en général, l’atmosphère reste détendue et solidaire.

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Écrit par : barby 26-12 à 15:44

Merci pour tes précisions, shagrine. Mais le salaire de 13,86 $/h, c’est bien le montant brut ? Peux-tu donner une idée du montant net par semaine ? Je réfléchis à tenter la garderie si je n’obtiens pas le CEC franc ou si aucun poste d’enseignant ne se libère. Le changement serait total, surtout quand on sait qu’un éducateur peut gérer 10 enfants, très loin des classes françaises où 22 élèves sont confiés à une seule personne.

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Écrit par : Nanne 26-12 à 15 h 52

(Shagrine) Tout le monde a le droit de travailler en garderie, même si votre diplôme n’a rien à voir avec cet environnement. Et je suis sûr qu’avec votre diplôme, vous trouverez rapidement un emploi en garderie ou en crèche.

Pour ma part, je ne partage pas ton optimisme… J’ai tenté et je n’ai pas réussi à décrocher de poste.

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Écrit par : shagrine 26-12 à 18:37

Je comprends, Nanne. Dans ma propre expérience, mon employeur était ouvert à l’embauche d’éducatrices étrangères. Une ancienne sage-femme faisait même partie de l’équipe. J’ai travaillé dans une garderie privée, ce qui permettait à la directrice de choisir librement ses employés et de négocier les salaires avec eux. En revanche, la réglementation exigeait qu’au moins un tiers du personnel détienne un diplôme reconnu (DEC, certificat, attestation ou équivalent étranger validé par le ministère des Citoyens et de l’Immigration).

Autre exemple : dans la garderie où j’étais au Yukon, certaines collègues n’avaient pas de diplôme spécifique, l’une était enseignante de français, une autre diplômée en relations sociales à l’UQAM, et toutes deux étaient reconnues comme éducatrices diplômées.

Barby, le salaire dont je parle est bien brut. Pour donner un ordre d’idée : avec un salaire supérieur à 13,86 $/h, ma paie nette dépassait légèrement les 800 $ toutes les deux semaines, pour un temps plein (40 heures par semaine). Mais attention, la présence effective était de 45 heures, car la pause du midi n’était pas rémunérée… Cela dépend bien sûr des établissements, chacun fixe ses propres règles.

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Écrit par : Brotherhood 28-12 à 6h09

Bonjour à toutes, et bonnes fêtes. Je lis attentivement vos échanges car je suis aussi intéressé par le travail en garderie, sans posséder de DEC ni de formation spécialisée. J’ai un baccalauréat en littérature anglaise, et j’ai déjà travaillé comme éducatrice en maternelle et en CP dans une école privée au Maroc. Existe-t-il des formations à suivre au Québec pour se perfectionner et accéder à ce secteur ? Je vais m’installer chez vous à la fin février. Merci d’avance pour vos réponses, elles seront précieuses pour préparer cette transition.

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Écrit par : barby 2-01 à 11:03

Pour travailler dans un centre de la petite enfance (organisme à but non lucratif), il faut présenter une formation reconnue en petite enfance : généralement un diplôme technique obtenu en trois ans au cégep, ou un certificat attestant de trois ans d’expérience.

Voilà ce qu’une garderie m’a expliqué. J’espère que vos années d’expérience comme éducatrice seront prises en compte, car on m’a dit que même en étant enseignant, il faut posséder une formation spécifique en petite enfance. Je m’occupe peut-être d’enfants trop âgés pour répondre aux critères… visiblement !

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Écrit par : shagrine 2-01 à 12:54

Comme signalé plus haut, voici les diplômes reconnus pour travailler en garderie :

  • DEC en techniques d’éducation à la petite enfance
  • Attestation de trois ans d’expérience
  • Certificat

Pour ceux qui souhaitent se former, il existe des cours du soir à raison de deux à trois séances par semaine. Le DEC demande trois années d’études à temps plein au cégep. Les certificats et attestations s’obtiennent généralement en un an à temps plein, ou en près de deux ans si on privilégie la formation du soir.

Le métier d’éducatrice en garderie ne se limite pas à une série de cases à cocher sur un CV. Derrière chaque chiffre, chaque règlement, il y a des trajectoires singulières, et des vocations qui s’inventent parfois loin des parcours balisés. Le secteur n’a rien d’un chemin tout tracé, mais il ouvre la porte à une diversité de profils et d’expériences. Reste à chacun de saisir l’occasion… ou de la créer.

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