🕒 Lecture 2 minutes
Vous souhaitez faire votre stage en France mais vous avez terminé vos études et vous n’avez pas de convention ? Est-il possible de faire son stage en France sans avoir de contrat de stage ? C’est ce que nous allons examiner dans cet article.
Le contrat de stage est-il essentiel en France ?
Le stage en France : une expérience très encadrée
Certains prétendent qu’on peut effectuer un stage en France sans convention. C’est faux ! La convention n’est pas une formalité qu’on peut contourner, mais bien une obligation. Sans elle, impossible de commencer un stage, quelle que soit la durée ou l’entreprise concernée. Ce document, signé par le stagiaire, l’établissement d’enseignement et l’entreprise, s’impose à tous depuis la loi n°2014-788 du 10 juillet 2014. Sa raison d’être ? Encadrer la relation, protéger le stagiaire, fixer le montant de la gratification dès que le stage dépasse deux mois. Mais ce n’est pas tout : il limite le nombre de stagiaires accueillis dans chaque structure et verrouille la durée maximale à 6 mois. L’entreprise n’a pas non plus le droit d’utiliser un stagiaire pour remplacer un salarié absent ou combler un sous-effectif en période estivale. Faire l’impasse sur la convention, c’est s’exposer à un refus catégorique, ou pire, à des sanctions.
Quelles solutions ?
Vous souhaitez décrocher un stage alors que vous n’êtes plus inscrit dans une école ? La porte ne se ferme pas totalement, mais le chemin se complique. Précision : certaines écoles ou universités acceptent de délivrer des conventions à leurs diplômés, mais cette pratique s’écarte totalement du cadre légal. Pour rester dans les clous, une piste existe si vous avez moins de 25 ans : vous adresser à la mission locale de votre secteur. Après un entretien, elle peut vous fournir la convention nécessaire pour un stage d’une durée maximum de deux mois, sans frais. Ce passage par la mission locale ouvre une parenthèse souvent méconnue, mais qui reste officiellement reconnue.
Il existe aussi une autre option pour celles et ceux qui souhaitent contourner les règles françaises : s’expatrier le temps d’un stage. En dehors de la France, la convention n’est généralement pas exigée. Cela offre une souplesse bienvenue, mais il faut accepter ses revers. L’absence d’un cadre strict peut rimer avec une gratification aléatoire, même pour les stages longs. À l’étranger, il n’est pas rare que la période de stage s’étire sur 12, voire 18 mois, tout dépend du pays et de l’entreprise. Mais l’envers du décor réserve aussi de belles surprises : certains stages, notamment aux États-Unis, proposent des rémunérations bien supérieures à celles autorisées en France. Pour organiser ce départ, des organismes comme MyInternshipAbroad accompagnent les candidats dans leur recherche et leurs démarches.
En définitive, la convention de stage reste la clé de voûte d’une expérience encadrée en France. Mais pour celles et ceux qui souhaitent contourner les obstacles, il existe toujours une piste, qu’elle passe par la mission locale ou par une aventure à l’étranger. L’essentiel, c’est de ne pas renoncer à l’expérience, même si le parcours demande quelques détours, qui sait, ce détour pourrait bien transformer un simple stage en véritable tremplin.

